Facture électronique : nouvelles obligations, nouvelles sanctions ?
GESTION 24 juin 2026

Facture électronique : nouvelles obligations, nouvelles sanctions ?


La réforme de la facturation électronique suscite de nombreuses interrogations. Parmi elles, une revient régulièrement : « Que risque réellement un cabinet qui ne serait pas prêt ? ».

Avant de parler sanctions, il convient d'abord de rappeler les principales obligations.

 

CE QUI VA CHANGER

À compter du 1er septembre 2026, tous les cabinets devront être en mesure de recevoir leurs factures électroniques via une Plateforme Agréée.

Selon le calendrier de mise en place de la réforme,  ils devront également respecter les nouvelles règles d'émission des factures et de transmission de certaines données à l'administration.

La réforme ne se limite donc pas à un simple changement de format : elle implique une évolution des outils et des processus.

DES SANCTIONS PRÉVUES PAR LES TEXTES

Comme toute obligation fiscale, la réforme s'accompagne de sanctions en cas de non-respect. Celles-ci peuvent notamment concerner :

  • l'absence de transmission de certaines données ;
  • le non-respect des obligations d'émission ;
  • l'utilisation de procédures non conformes.

Rappelons que la loi de finances pour 2026 a durcit les sanctions applicables en la matière.

Ainsi, en cas de non-respect de l’obligation de choix d’une plateforme agréée pour la réception de factures, après envoi d’une mise en demeure par l’administration de se mettre en conformité dans un délai de 3 mois, l’amende applicable s’élèvera à 500 €. En cas d’absence de régularisation, une 2nd mise en demeure de se mettre en conformité dans un délai de 3 mois est adressée par l’administration et une amende de 1 000 € sera appliquée et renouvelée après chaque période de 3 mois si l’infraction persiste.

En cas de non-respect des obligations d’émission de facturation électronique (e-invoicing), l’amende s’élève désormais à 50 € par facture, dans la limite de 15 000 € par année civile.

En cas de non-respect de l’obligation de transmission des données de transaction et des données de paiement (e-reporting), l’amende s’élève désormais à 500 € par défaut de transmission dans la limite de 15 000 € par année civile.

L'objectif n'est toutefois pas de sanctionner les professionnels de bonne foi mais d'assurer le bon fonctionnement du dispositif.

LE VRAI RISQUE : ATTENDRE TROP LONGTEMPS

Dans les faits, le principal risque est souvent ailleurs.

Attendre le dernier moment peut conduire à :

❌ choisir une solution dans l'urgence ;

❌ subir la mise en place plutôt que l'organiser ;

❌ mobiliser inutilement du temps et des ressources.

À l'inverse, une transition anticipée permet généralement une mise en conformité plus fluide et plus sereine.

Face à la réforme

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CE QU'IL FAUT RETENIR
✔ La réception des factures électroniques deviendra obligatoire.
✔ De nouvelles obligations déclaratives accompagneront la réforme.
✔ Des sanctions sont prévues en cas de non-respect.
✔ L'anticipation reste le meilleur moyen de sécuriser sa transition.

 

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