Personnel des cabinets d'avocats : la grille des salaires minima conventionnels en attente d’extension
SOCIAL 02 févr. 2024

Personnel des cabinets d'avocats : la grille des salaires minima conventionnels en attente d’extension


L’avenant n°134 du 15 décembre 2023 actant l’augmentation des salaires minima (IDCC 1000) au 1er janvier 2024 a été signé, cependant il reste en attente de son arrêté d’extension.  

CONDITIONS

Salarié concerné : le personnel non-avocat ayant une rémunération inférieure à celle prévue par le nouvel avenant.

Date d’entrée en vigueur :

  • Pour les cabinets d’avocats membres d’une organisation employeur signataire du présent avenant, la date d’application est fixée au 1er janvier 2024.
  • Pour les cabinets d’avocats non-membres d’une organisation « employeur » signataire du présent avenant, ce dernier sera obligatoire à compter du premier jour du mois civil suivant la publication de l’arrêté d’extension au journal officiel de la République française.

La nouvelle grille

 

BON À SAVOIR 
Les salariés doivent percevoir une rémunération au moins égale au salaire minimum indiqué, en fonction du coefficient contractuellement déterminé. Il n’y a pas de salaire maximum.
Ainsi, un salarié au coefficient 285, doit au moins percevoir un salaire égal à 2 237,94€ brut par mois pour un temps plein. Son employeur peut toutefois lui accorder une rémunération supérieure, 2 300€ brut par exemple, sans nécessairement avoir à lui attribuer un coefficient supérieur.

Il est rappelé que 13 mensualités doivent être payées en application de l’article 12 modifié par l’avenant n° 46 de la convention collective. Si le 13ème mois est souvent versé en une seule fois au mois de décembre, il est possible de prévoir le versement d’acomptes au prorata qui seront payés tous les mois, trimestres ou semestres.

Les rémunérations et compléments de salaires découlant de la grille (salaire de base, prime d’ancienneté, prime ENADEP, prime 13ème mois) sont calculés prorata temporis (Cass. soc. 7 septembre 2017, n°16-19528 FSPB).

L’assiette servant de base au calcul de la prime d’ancienneté prévue à l’article 13 de la convention collective, correspond au salaire brut effectivement payé dans la limite d’1,5 fois celui résultant du salaire minimum mensuel correspondant au coefficient.

EXEMPLE | Mr X secrétaire embauché à 2 900€ brut, au coefficient 240, vient d’atteindre 3 années d’ancienneté. Sa prime d’ancienneté sera égale à : 2 900 2 826,87 € x 3% = 84,80 €.
En effet, son salaire effectivement payé, soit 2 900 €, est supérieur à 1,5 fois le minima du coefficient 240.
La base de calcul de sa prime d’ancienneté est donc plafonnée à : minima du coefficient 240 x 1,5 = 1 884,58 € x 1,5 = 2 826,87 €.

 

 

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