Retour vers... La prime MACRON
SOCIAL 10 oct. 2019

Retour vers... La prime MACRON


Le lundi 30 septembre, le Premier ministre a annoncé le retour de l’une des mesures phares de ce début d’année : la fameuse prime MACRON… enfin, presque.

 

Retour vers le futur

L’une des mesures dite d’urgences économiques sera reconduite l’année prochaine. En effet, lundi 30 septembre, lors de la première présentation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour (PLFSS) 2020, le Premier ministre, Édouard PHILIPPE, a annoncé le grand retour de la Prime MACRON.

Un retour à une différence majeure près par rapport au dispositif de 2019 : les exonérations sociales et fiscales seront conditionnées à l’existence d’un accord d’intéressement au sein de l’entreprise. Cet accord pourra toutefois, à titre exceptionnel, être d’une durée inférieure à 3 ans, sans pouvoir être inférieure à un an.

Le Gouvernement souhaite inciter les entreprises à mettre en place des accords d’intéressement.

Rappelons que depuis le 1er janvier 2019, l’intéressement n’est plus soumis au forfait social de 20 % au sein des entreprises de moins de 250 salariés.

Nous ne sommes qu’aux balbutiements du PLFSS, les contours du dispositif (montant, bénéficiaires…) restent à définir.

 

Retour en arrière

Nous sommes en octobre 2018, le Gouvernement décide d’augmenter la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), entraînant ainsi la hausse du prix des carburants automobiles. Très rapidement, une grogne se manifeste via les réseaux sociaux. Leur signe de ralliement ? Les gilets de sécurité obligatoirement présents dans les véhicules : les gilets jaunes sont nés. Manifestations au cœur des grandes métropoles (en particulier à Paris) tous les samedis, occupations des ronds-points et des péages en périphérie ; le mouvement cristallise désormais toutes les colères et s’étend au-delà des automobilistes : jeunes, retraités, chômeurs…

À la fin du mois de décembre, le Gouvernement réagit :

  • abandon définitif du projet de hausse de la TICPE ;
  • exonération et défiscalisation, jusqu’à une certaine limite, des heures supplémentaires ;
  • complément d’aide pouvant atteindre 100 euros par mois, versé à certains bas salaires ;
  • mise en place de la prime MACRON, à savoir : exonération et défiscalisation des primes exceptionnelles versées par l’employeur avant le 31 mars 2019, dans la limite de 1 000 euros par salarié.
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